Offshore

10 mars 2008

IDC - Conférence Outsourcing 2008

Le 20 février 2008 a eu lieu à Paris la conférence "Outsourcing 2008" organisée par IDC en partenariat avec l'EOA France.

Idc_logo IDC, International Data Corporation, est une entreprise multinationale bien connue, fournisseur de prestations de veille du marché des technologies, de services de conseil et d'événements autour des marchés des technologies de l'information, des télécom et des "consumer technologies". IDC publie régulièrement des études permettant aux décideurs de connaître le marché et ses tendances.

Eoa_logo

EOA France, European Outsourcing Association France, a pour objet de créer une structure indépendante visant à développer, promouvoir et améliorer les pratiques d'externalisation, regroupant ainsi les acteurs quelle que soit leur activité : clients, prestataires et conseils des secteurs industriels, publics et des services.

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Franck NASSAH, Program Manager à l'European Services Research d'IDC, nous a présenté son étude sur le marché de l'Outsourcing en France. Cette étude porte sur l'infogérance - infrastructures informatiques, infrastructures réseaux et systèmes distribués - avec un volet sur l'offshore : externalisation du développement et de la maintenance d'applications.

Ci-dessous 2 slides portant sur l'offshore. Le premier aborde les 3 modes de réalisation de l'offshore et le deuxième la préférence de la part des sociétés utilisatrices pour accéder à ce type de ressources. Un fait marquant : la préférence pour l'utilisation des services d'un pure player offshore est en forte croissance. On peut attribuer cela, de la part du marché, à la reconnaissance du savoir-faire des pure players offshore : il s'agit de leur coeur de métier.

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(cliquer sur les vignettes pour les agrandir)

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15 février 2008

Baromètre SSII face à l'offshore

Introduction

Courant septembre 2007, ARRABAL INFO SERVICES, par le biais d'un Cabinet spécialisé, a mené une enquête auprès d'un échantillon de SSII d'Ile de France, d'une taille entre 20 et 350 salariés, pour connaître leur vision et leur expérience concernant la sous-traitance offshore. Nous cherchions à connaître la maturité des SSII par rapport à l'offshore, leurs motivations, leurs appréhensions et dans quelle mesure celles-ci constituent vraiment un frein au choix de faire de l'offshore. Et du côté des entreprises convaincues, quels sont les facteurs clés de succès de ce modèle.

Méthodologie

On a administré un questionnaire par téléphone sur la période du 03/09 au 28/09 auprès de 77 SSII. Le profil des personnes interrogées était des Directeurs (généraux, informatiques, administratifs et financiers, techniques). La répartition des entreprises interrogées : 49 sociétés entre 20 et 50 salariés, 17 sociétés entre 50 et 100 salariés, 11 sociétés entre 100 et 350 salariés.Vous trouverez le questionnaire en Annexe.

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Est-ce que votre société a déjà fait appel à de la sous-traitance offshore ?

Faitappeloffshore

SSII

Oui

39%

30

Non

61%

47

Total

77

Alors que la France est encore en phase d'observation et de réflexion par rapport à l'offshore, l'échantillon interrogé se montre globalement plus en avance sur le sujet que la moyenne française. Quasiment 40% des sociétés interrogées ont fait de l'offshore. Même si la taille de notre échantillon ne nous permet pas de tirer des généralités statistiques, on constate que l'offshore n'est pas un sujet anecdotique dans la stratégie des SSII.

Les faits marquants de cette étude :

Dans les paragraphes suivants, on a distingué les réponses des sociétés ayant fait de l'offshore de celles qui n'en n'ont pas encore fait.

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Pour avoir l'étude complète, n'hésitez pas à me contacter : bruno.van-dam@arrabal-is.com

Baromètre SSII face à l'offshore : A quand remonte votre dernier projet offshore ?

Dernierprojetoffshore

SSII

Derniers 6 mois

70%

21

De 6 à 12 mois

17%

5

Au-delà de 12 mois

13%

4

Total

30

70% des SSII ayant fait de

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70% des SSII ayant fait de l'offshore l'ont fait dans les derniers 6 mois. On assiste vraisemblablement à une accélération des demandes dans ce domaine.

Quelles peuvent en être les raisons ?

· Les réticences du début sont en train de tomber

· Les retours d'expérience (dans l'entourage professionnel ou dans la presse) permettent de mieux qualifier les prestataires

· Au vu de la croissance du secteur informatique depuis 2006, l'offshore devient une alternative pour répondre à ces besoins

· L'anglais rentre dans les mœurs des Directions Techniques des SSII françaises

Dans les paragraphes suivants, vous pourrez découvrir dans quels pays la sous-traitance offshore s'est réalisée, quel a été le degré de satisfaction des SSII consultées, quelles sont leurs prévisions de refaire de l'offshore et les points sensibles retenus par les entreprises qui ont testé une prestation offshore.

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Pour avoir l'étude complète, n'hésitez pas à me contacter : bruno.van-dam@arrabal-is.com

Baromètre SSII face à l'offshore : Dans quel pays s'est réalisée la prestation offshore ?

Paysoffshore

SSII

Maroc

20%

6

Inde

17%

5

Maurice

10%

3

Roumanie

10%

3

Chine

7%

2

Pologne

7%

2

Canada

7%

2

Tunisie

3%

1

Ukraine

3%

1

Vietnam

3%

1

Espagne

3%

1

Russie

3%

1

USA

3%

1

Turquie

3%

1

Total

30

Bien qu'on retrouve en tête les 2 pays les plus connus en France pour être une destination offshore (Maroc et Inde), on constate une réelle dispersion, un peu comme si "chacun trouve l'offshore qui lui convient". Cette dispersion des pays fournisseurs est peut-être due au fait que l'anglais – devenue la langue internationale dans le domaine informatique – ne pose plus de problèmes aux SSII françaises.

Aujourd'hui on voit émerger l'Amérique et notamment l'Amérique du Sud. En Novembre 2007, Capgemini, l'un des leaders mondiaux du conseil en management et des services informatiques, a annoncé l'ouverture de son premier site offshore en Argentine. Après le rachat de l'indien Kanbay en 2006, Capgemini s'installe à Buenos Aires. Capgemini servira ses clients européens et américains implantés en Amérique latine et ses clients espagnols, notamment dans le domaine de la banque et de l'assurance. Ce centre emploie aujourd'hui 130 collaborateurs et en emploiera 1 500 d'ici 2009. 01_informatique_3 01 Informatique a relayé cette information dans sa parution du 20/12/2007, intitulé "L'Argentine, l'autre pays de l'offshore".

Pour avoir l'étude complète, n'hésitez pas à me contacter : bruno.van-dam@arrabal-is.com

Baromètre SSII face à l'offshore : Quel a été votre degré de satisfaction ?

Satisfactionssii

SSII

Très satisfait

27%

8

Satisfait

43%

13

Moyennement satisfait

20%

6

Pas très satisfait

3%

1

Pas du tout satisfait

7%

2

Total

30

70% des SSII ayant fait appel à de la sous-traitance offshore en sont satisfaites. Sont-elles prêtes à recommencer ? Bien que les risques liés à l'offshore soient réels (le fournisseur est éloigné géographiquement, dans un autre culture et avec une autre législation), l'offshore devient une alternative crédible et satisfaisante.

Contrairement à quelques idées reçues, l'offshore n'est pas un outil efficace uniquement pour les grosses structures – les "mayors" comme Capgemini, Atos Origin, etc. – mais s'avère utile pour les SSII plus petites (notre étude porte sur des SSII entre 20 et 350 collaborateurs). En fait, le succès de l'offshore tient essentiellement aux 3 paramètres suivants : choix du prestataire adéquat (compétences, rigueur, savoir-faire offshore), organisation interne de l'entreprise (gestion de projet, communication avec le prestataire, adaptation à une autre culture), choix du projet à sous-traiter. 

Pour avoir l'étude complète, n'hésitez pas à me contacter : bruno.van-dam@arrabal-is.com

Baromètre SSII face à l'offshore : Pensez-vous être amené à envisager à nouveau l'offshore pour votre entreprise ?

Offshoreanouveau

SSII

Oui

83%

25

Non

7%

2

Ne sais pas

10%

3

Total

30

Alors que le taux de satisfaction des SSII ayant fait appel à de la sous-traitance offshore est de 70%, 83% se disent prêtes à recommencer. Et à 2 exceptions près, les entreprises interrogées considèrent l'offshore comme un formule intéressante de développement. Malgré les difficultés rencontrées pour certaines, elles restent convaincues de l'intérêt de l'offshore.                                       

L'offshore permet la réalisation de certains projets qui ne pourraient pas être réalisés en interne tellement le ratio coût du projet/ chiffre d'affaires de l'entreprise est élevé. Cela est notamment vrai pour les Editeurs. Si le projet s'avère ambitieux et que la SSII n'a pas les moyens financiers, l'achat de la prestation offshore lui permet de développer son projet et de donner un élan à sa croissance.

L'offshore permet de raccourcir les délais : lorsqu’un projet est urgent, il permet de mobiliser plus de ressources en même temps : les ressources internes + les ressources offshore. Les sous-traitants offshore, de par leur taille et leur mode de fonctionnement, sont en mesure d'assurer cette flexibilité que le donneur d'ordre ne peut pas assurer.

L'offshore répond à une problématique d'engorgement. Qu'il s'agisse d'un retard sur un projet, ou que la SSII soit consultée sur plus de projets qu'elle ne peut assumer, l'offshore lui permet de faire face, en comptant sur des ressources supplémentaires. Dans le 1er cas, ce sera sans que ses marges ne s'écroulent, dans le 2ème cas, elle peut prendre en charge plus de projets et se positionner autrement par rapport à ses clients.

L'offshore permet l'accès à des compétences très pointues dans un domaine, dont le client ne dispose pas en interne. Souvent – et c'est surtout le cas des SSII PME – le fournisseur offshore a une taille nettement supérieure à celle de son client. Cette taille l'amène à traiter sur les marchés locaux ou offshore des projets plus complexes que ceux de son client, et donc de disposer des compétences liées à cette complexité. En termes de savoir-faire technologique, de gestion de projet de grosse envergure et des outils qui y sont liés, en termes d'assurance qualité, etc.

L'offshore permet à certaines SSII de changer de positionnement. Elles se concentrent sur le métier de Conseil – un métier plus rémunérateur et plus valorisant – et sous-traitent les questions technologiques.

Pour avoir l'étude complète, n'hésitez pas à me contacter : bruno.van-dam@arrabal-is.com

Baromètre SSII face à l'offshore : Points sensibles pour une prestation offshore

Suite à leur expérience, les entreprises qui ont testé une prestation offshore attirent l'attention sur les points sensibles de ce type de prestation :

  • 5 entreprises citent la compétence du prestataire
  • 5 entreprises citent les méthodes de travail et la conduite de projet
  • 3 entreprises citent les problèmes culturels et de communication
  • 2 entreprises citent le fait que le prestataire n'a pas tenu ses engagements
  • 1 entreprise cite une trop longue durée de mise en place
  • On retrouve ainsi les aspects les plus fréquemment avancés dans la presse spécialisée et les plus connus des sociétés offrant des services offshore, les aspects qui participent à la réussite ou à l'échec de ces projets.

    Sur quels critères retenir un fournisseur

    Que le fournisseur sache travailler au forfait et juger de l'exhaustivité d'un cahier des charges. S'engager sur un cahier des charges incomplet est un échec assuré.

    Que le fournisseur sache chiffrer correctement un cahier des charges. Le forfait oblige le fournisseur à s'engager sur des résultats. Il faut donc s'assurer qu'il dispose d'une méthode de chiffrage adéquate, connue et vérifiable. Autrement, soit le client paye trop (chiffrage excessif) soit le projet prend du retard et le fournisseur reverra à la hausse sa facturation (chiffrage insuffisant).

    Que le fournisseur soit vraiment compétent sur les technologies sur lesquelles il fournit des services. S'il est facile pour un fournisseur de mettre en avant ses compétences, il est difficile de le vérifier. Le moyen par excellence de cette vérification, c'est de s'assurer que l'Editeur (Microsoft, Sun, etc.) reconnaît bien le prestataire offshore en tant que partenaire.

    Que le fournisseur ait vraiment le nombre de salariés qu'il indique. Difficile de vérifier cela. Une méthode possible : si le prestataire offshore est effectivement partenaire d'un Editeur et qu'il y a la description de la société sur le site de l'Editeur, on peut supposer que l'Editeur, lui, a mené son enquête

    Que le fournisseur ait de l'expérience dans la gestion de projets offshore. Ce qui est vrai pour le donneur d'ordre - se préparer et s'organiser pour la gestion d'un projet offshore -, est d'autant plus vrai pour le fournisseur. Il faut que le fournisseur maîtrise les outils liés à la gestion d'un projet offshore, il faut qu'il dispose de chefs de projet rôdés, etc.

    De par sa compréhension de la problématique offshore, ARRABAL a retenu une méthodologie de calcul de charge (les Use Case Points, en Annexe) et des fournisseurs répondant aux critères évoqués. Découvrez nos fournisseurs et leur référencement chez les Editeurs.

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    Pour avoir l'étude complète, n'hésitez pas à me contacter : bruno.van-dam@arrabal-is.com

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    Baromètre SSII face à l'offshore : Pourquoi n'avez-vous jamais travaillé en offshore ?

    Les entreprises qui n'ont pas fait appel à une prestation offshore ont exprimé les raisons suivantes :

    9 entreprises citent que l'occasion ne s'est jamais présentée.

    Notre avis : Il est vrai que beaucoup de SSII ne sont pas à la recherche active d'une sous-traitance offshore. L'offshore peut-être perçu comme un axe stratégique de développement de l'entreprise. Et dans le cadre de cette projection de croissance, une réflexion s'impose sur l'organisation.

    7 entreprises disent qu'elles n'ont pas de gros forfaits à gérer.

    Notre avis : effectivement pour de tout petits projets, il n'y a pas d'intérêt à faire de l'offshore. Quel est le seuil ? Notre expérience nous prouve qu'à partir de 60 jours-homme (2 mois d'1 développeur), faire de l'offshore devient une option intéressante.