En réponse à la crise, l'Ecole de Commerce de Paris ESCP-EAP et son Centre d'Etudes et de Recherche Amérique Latine-Europe (CERALE) ont organisé les 24 et 25/11 un colloque de 2 jours sur le thème "Entrepreneurship, Education & Best Practices". Le but était de réfléchir sur l'entreprenariat comme méthode pour générer de la richesse et de l'emploi. Que ce soit en tant qu'initiative individuelle ou comme politique active des Etats.
A été abordé le rôle du troisième cycle, aussi bien dans le domaine de la formation à l'entreprenariat que l'Université en tant qu'entreprise à part entière.
De par la particularité du CERALE, qui a établi des partenariats avec des Universités d'Amérique Latine (Argentine, Brésil, Chili et Mexique), étaient présents des Professeurs de ces Universités en charge de la chaire d'entreprenariat.
Arrabal était invitée pour témoigner de la vie d'une entreprise, à cheval sur les 2 continents : clients en France et fournisseurs en Argentine. Ou comment mettre en place de nouvelles formes de business depuis l'Amérique Latine vers l'Europe.
J'ai apprécié tout particulièrement l'exposé de Germán Echecopar, Professeur à l'Université Adolfo Ibañez du Chili, qui a présenté une étude très approfondie sur les motivations à la création d'entreprise et sur la perception de la part des entrepreneurs des facteurs de réussite et d'échec. M. Echecopar distinguait très clairement les entrepreneurs par choix ou par obligation, et listait de façon assez exhaustive tous les facteurs (formation, crédit, accompagnement, etc.) nécessaires à la vie et donc à la réussite d'une entreprise.
L'autre présentation que j'ai bien appréciée est celle de Gabriela Miranda, Mexicaine, parfaitement trilingue, Analyste stratégique du Centre pour l'Entreprenariat, les PME et le développement local de l'OECD. Elle nous a présenté des initiatives très intéressantes, notamment au Canada, où l'Université devient une entreprise à part entière. Pépinière de talents, disposant liens étroits avec les entreprises en mesure d'acheter des biens et des services, et de liens étroits avec l'Etat en tant qu'investisseur, l'Université a potentiellement un rôle majeur dans la création de richesse.
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